La naturopathie fait partie des médecines alternatives, elle aborde l’Homme dans sa globalité et sur ses différents plans : physique, psychique, émotionnel. Elle utilise des méthodes naturelles aussi bien dans la prévention que lorsque les symptômes sont avérés. Il existe dix techniques en naturopathie. Les trois principales sont l’alimentation, la psychologie associée à la bonne gestion des émotions et la pratique d’une activité physique.

Le sport est un moyen essentiel pour maintenir une hygiène de vie correcte. Pour tous, pour de très nombreuses raisons, et encore plus lorsqu’on souffre d’endométriose, qu’on a des difficultés pour concevoir un enfant ou qu’on est engagé dans un protocole de PMA.

Dans ces cas, l’état psychologique est primordial et il convient de tout faire pour limiter l’impact négatif du stress, de l’anxiété, de la tension nerveuse qui sont certes très compréhensibles mais aggravent les difficultés ou symptômes. Une activité physique pratiquée régulièrement  atténue les symptômes et a un effet apaisant sur le mental. Stress et tension nerveuse s’évacuent au fur à mesure des séances et les femmes voient leur qualité de vie s’améliorer. Ainsi les traitements contre l’infertilité et la PMA ont plus de chance d’aboutir, et la douleur semble moins perceptible lors de crise d’endométriose. Comme disait le Dr Desbonnet « le nerf est le contre-poids du muscle ».

En naturopathie, on accorde une importance particulière aux émonctoires ou « portes de sortie » de l’organisme. Ce sont les organes chargés d’évacuer tous les jours nos déchets : les intestins, les reins, les poumons et la peau. De leur bon fonctionnement dépend une accumulation plus ou moins grande de déchets, toxines et autres substances toxiques. Il existe différents moyens de les maintenir dans un bon état, et parmi l’ensemble des techniques naturopathiques, l’activité sportive est la seule à ouvrir tous les émonctoires en même temps.

En effet le sport favorise les bons mouvements à l’intérieur de l’intestin, le transit intestinal est donc amélioré, ce qui a un triple avantage : lutte contre la constipation, lutte contre les pathologies d’encrassage de l’intestin et dans les cas d’endométriose avec adhérences à ce niveau, cela permet de ne pas surcharger cette zone intestinale et créer de l’inflammation supplémentaire.

A condition de boire suffisamment – et de l’eau faiblement minéralisée – nous éliminons par les reins et la peau les toxines dites « acides » qui sont néfastes pour l’organisme et sont à l’origine de nombreux troubles : fatigue, déminéralisation, sommeil de mauvaise qualité, perte de cheveux,… avec toutes leurs conséquences négatives, notamment sur le système nerveux et hormonal. Une femme atteinte d’endométriose, en parcours de PMA ou simplement en désir d’enfant trouve donc un grand bénéfice à éliminer correctement ces toxines afin d’avoir un fonctionnement optimum de son organisme, et donc de son système nerveux et normal déjà mis à rude épreuve.

Enfin grâce à l’activité physique, les poumons éliminent un volume plus important de gaz carbonique et aussi de toxiques divers dont les résidus de médicaments : ceci est un excellent moyen de s’en débarrasser surtout en cas d’endométriose ou de PMA (traitements médicamenteux souvent fréquents).

De manière générale, l’activité sportive augmente la vascularisation et l’oxygénation des tissus et donc des cellules. Cette meilleure circulation va permettre une optimisation des échanges : la cellule sera mieux nourrie et les déchets pourront mieux s’évacuer, ce qui est un cheval de bataille de la naturopathie.

Le sport, la pratique d’une activité physique augmente la respiration et a pour conséquence de manière mécanique un mouvement du diaphragme qui va « masser » le foie. Rappelons que le foie est à l’origine de la fabrication puis gestion des hormones sexuelles : oestrogènes notamment. Un foie qui fonctionne bien va donc pouvoir fabriquer correctement les éléments nécessaires à l’organisme et aussi éliminer correctement les substances qui sont des déchets organiques soit endogènes (produites par le corps) soit exogènes (apportées par l’alimentation, les médicaments). Les patientes ayant pris plusieurs traitements hormonaux ont donc le plus grand intérêt à avoir un foie au fonctionnement optimum afin de ne pas développer de futurs désordres ou pathologies.

L’activité sportive, surtout la marche ou la course, en faisant travailler les muscles, ces derniers vont « tirer » sur les os et donc activer la fabrication de la substance osseuse : on lutte ainsi contre l’ostéoporose. D’autant plus important que certains traitements hormonaux qui entraînent une baisse des oestrogènes ont pour conséquence d’augmenter le risque d’ostéoporose (ce qui se constate fréquemment à la ménopause).

Enfin la pratique d’une activité physique ou sportive participe activement à la lutte contre le surpoids ce qui peut être intéressant avant une grossesse, ou suite à certains traitements médicaux pouvant induire une prise de poids.

Les bonnes raisons de faire du sport sont donc nombreuses. Un des points majeurs, garant de bons résultats à long terme, est de choisir une (ou plusieurs) activité(s) qui plait réellement et surtout ne pas oublier de se faire plaisir en la pratiquant.

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